Provenance et éthique
Ce que nous devonsà celles et ceux qui les ont faits.
Beaucoup d'objets de cette archive ont quitté les mains de leurs auteurs dans des conditions inégales. Voici comment nous les présentons, et comment nous demander de changer ce que nous montrons.
1Les objets acquis en contexte colonial
Pour chaque objet, le fragment nomme l'institution qui le conserve et, lorsqu'il est connu, son mode d'acquisition. Lorsque le contexte d'acquisition était colonial, ou lorsqu'il est inconnu, le fragment le dit clairement au lieu de le taire.
Nous suivons l'approche du rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain de Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, remis en 2018 : la provenance fait partie de l'histoire de l'objet, ce n'est pas une note de bas de page. Les institutions détentrices sont nommées telles qu'elles sont ; les noms de lieux et de peuples suivent les formes qu'emploient leurs communautés.
2Les restes humains
Les restes humains ne sont montrés que lorsqu'ils sont essentiels au fragment, jamais comme spectacle, et toujours derrière un avertissement qui permet de lire la notice sans voir l'image. Nous suivons l'article 4.3 du Code de déontologie de l'ICOM pour les musées, qui demande que ces matériaux soient présentés avec dignité et dans le respect des croyances des communautés dont ils proviennent.
3Les objets sacrés et les savoirs traditionnels
Lorsqu'un objet est tenu pour sacré par une communauté vivante, son image est voilée par défaut et un avertissement en explique la raison. C'est vous qui choisissez de la voir.
Lorsqu'une source fournit des étiquettes Local Contexts (étiquettes Savoirs traditionnels et Bioculturelles, posées par les communautés pour énoncer leurs propres règles sur leur patrimoine), nous les affichons à côté de l'objet. Nous appliquons les principes CARE pour la gouvernance des données autochtones (bénéfice collectif, autorité de contrôle, responsabilité, éthique) : la demande d'une communauté sur son propre patrimoine l'emporte sur notre désir de le montrer.
4Correction et retrait
Toute personne peut nous demander de corriger un fragment ou de retirer un média : titulaire de droits, membre d'une communauté d'origine, chercheur, visiteur qui a relevé une erreur. Utilisez le formulaire ci-dessous, ou écrivez-nous si vous préférez.
Nous accusons réception de chaque demande et répondons sous 14 jours par une décision motivée. Pendant l'examen d'une réclamation de droits ou d'une demande relative à un patrimoine sensible, le média concerné est retiré immédiatement. Les décisions sont consignées, et le fragment indique quand il a été corrigé.
Contact info@stela.world
5Demander une correction ou un retrait
Votre demande rejoint la file de modération de l'archive. L'adresse électronique est facultative : donnez-la seulement si vous souhaitez recevoir notre décision. Elle est effacée 30 jours après la clôture de la demande.