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Méthode

Comment cette archiveest faite.

D'où viennent les fragments, comment ils sont vérifiés et traduits, et ce que nous refusons de faire.

1Le choix des fragments

Un fragment est un objet, un lieu, un texte ou une idée qui dit quelque chose de ce que les humains ont fait, trouvé ou perdu. Chacune des six salles réunit des fragments de tous les continents, et un tableau de couverture, généré avec l'archive, montre où la collection reste mince : par salle, par domaine, par continent et par langue.

Nous ne cherchons pas la pièce la plus célèbre. Nous cherchons celle qui porte un geste humain : une encoche taillée dans un os, une main posée sur la roche, une ligne dans un colophon. Aucun domaine nommé dans l'idée fondatrice n'est laissé de côté, des premiers outils à l'intelligence artificielle, et les guerres comme les pertes sont racontées avec le même soin que les réussites.

2Les sources

Chaque fragment cite au moins deux sources, dont au moins une scientifique ou institutionnelle : article à comité de lecture, notice de musée, rapport de fouille, inscription officielle au patrimoine. Un fragment qui ne respecte pas cette règle ne peut pas être publié : l'archive est construite par un validateur qui le refuse.

Les dates sont données avec leur incertitude (vers, entre, avant) et les coordonnées sont signalées comme approximatives lorsqu'elles le sont. Quand les sources divergent, le fragment le dit et donne l'éventail des estimations publiées, plutôt que d'en choisir une en silence.

3La traduction

Chaque fragment existe en anglais et en français, avec le même contenu ; un fragment auquel manque une langue n'est pas publié. Un texte écrit dans une langue est traduit, puis relu par une personne au regard des sources avant publication.

Les noms de lieux et de peuples gardent les formes employées par les communautés concernées, accompagnées de la forme française ou anglaise usuelle.

4Faits et interprétation

Ce qui est établi et ce qui est interprété ne sont jamais mêlés. Les faits établis sont bordés d'un trait plein ; les lectures et les hypothèses d'un trait pointillé, et nommées comme telles. La note de l'archiviste, écrite au passé d'une civilisation disparue, est une manière de raconter, pas l'affirmation d'un savoir nouveau.

Établi

Un os de mammifère d'environ 10 cm, portant des encoches groupées en trois colonnes. Découvert en 1950 à Ishango, au bord du lac Édouard.

Interprétation

Un outil de comptage, peut-être un calendrier lunaire. Ces lectures sont débattues ; aucune n'est établie.

5La relecture scientifique

L'archive n'a pas encore d'historien ni de comité scientifique. En attendant, chaque fragment porte la mention « Relecture scientifique en cours », et sa rigueur repose sur les sources exigées par le validateur et sur une relecture humaine attentive dans chaque langue.

Lorsqu'un ou une spécialiste relira un fragment, son nom et la date de la relecture y figureront. Si vous êtes chercheur, chercheuse ou conservateur et souhaitez relire des fragments de votre domaine, écrivez-nous.

6La place de l'IA

Aucune image générée par intelligence artificielle n'est jamais présentée comme un document historique. Les photographies et les numérisations proviennent de musées, d'archives et de collections ouvertes, et chacune porte sa licence et un lien vers sa notice d'origine.

Un logiciel peut aider à rédiger ou à traduire un texte. Dans ce cas, une personne vérifie chaque phrase au regard des sources avant publication, et en reste responsable.

Une image n'est pas un document : la statue dans un rai de lumière, sur la page d'entrée, est une image décorative, choisie et fournie par le fondateur du projet. Elle ne sert jamais de fragment et figure comme telle dans les droits et crédits.