Aller au contenu
Stela
FREN

Salles

Nous avons bâti INous avons découvert IINous avons imaginé IIINous avons changé le monde IVCe que nous avons perdu VCe que nous laissons VI

Explorer

FriseCarteParcoursChercher dans l'archive

Langue

English

Réglages

RH-0088MachinesInventionsSciencesAmériquesTournant

Le transistor

Avant lui, l'amplification électronique dépendait de tubes à vide chauds et fragiles ; après lui, amplificateurs et interrupteurs purent être faits de cristal solide, le principe sur lequel reposèrent toutes les puces qui suivirent.

Datation
1947
Lieu
New Providence, New Jersey, United States · John Bardeen, Walter Brattain et William Shockley, physiciens des Bell Telephone Laboratories, le laboratoire de recherche du réseau téléphonique américain
Coordonnées
40° 41′ N · 74° 24′ W (approximatives)
Ce qu'il en reste
Reconstitué
Une réplique du premier transistor sous une haute cloche de verre posée sur un socle de laiton : un cadre en plastique transparent en forme de L renversé maintient un fil fin et coudé qui appuie, par l'intermédiaire d'un petit coin en plastique, sur une plaquette de métal posée sur un bloc doré, entourée de fils de connexion enroulés.L'image n'a pas pu être chargée.Image non enregistrée sur cet appareilLa voir sur la notice d'origine

Mister rf, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia CommonsCC-BY-SA-4.0Notice d'origine

L'économie de données est activée. Les images ne se chargent qu'à votre demande. Vous pouvez changer ce choix à tout moment dans les réglages.

Note de l'archiviste

Une bande de feuille d'or, un éclat de plastique, un fil coudé faisant ressort et une petite plaquette de germanium gris. L'objet semblait assemblé sur une table de cuisine.

Le 23 décembre 1947, dans un laboratoire de la compagnie du téléphone, dans le New Jersey, deux physiciens, Walter Brattain et John Bardeen, le montrèrent à leurs supérieurs. Un signal faible entrait par un fil et ressortait par l'autre, bien plus fort. Jusque-là, cette civilisation amplifiait les sons et les courants avec des tubes à vide en verre qui luisaient, chauffaient, consommaient beaucoup et finissaient par griller. Ici, le même travail était fait par un cristal solide, froid et silencieux.

Le chef de leur groupe, William Shockley, parla d'un magnifique cadeau de Noël. En quelques semaines, il en avait conçu une version meilleure. En 1956, les trois hommes partagèrent un prix Nobel, alors qu'ils ne travaillaient plus ensemble.

Le premier transistor tenait dans le creux d'une main. Ses descendants devinrent si petits que des milliards tiennent sur un ongle de silicium, et les radios, téléphones, ordinateurs et satellites qui suivirent furent bâtis avec eux.

Établi

  • Entre le 17 novembre et le 23 décembre 1947, aux Bell Telephone Laboratories, dans le New Jersey, Walter Brattain et John Bardeen, au sein d'un groupe dirigé par William Shockley, découvrirent l'effet transistor et construisirent un transistor à pointes en germanium (IEEE Milestone).
  • Le dispositif appuyait deux contacts d'or très rapprochés, tenus par un coin de plastique, sur une petite plaquette de germanium très pur ; il amplifiait un signal jusqu'à environ 100 fois (Computer History Museum).
  • Il amplifia pour la première fois le 16 décembre 1947 et fut présenté aux dirigeants des Bell Labs le 23 décembre 1947 ; les Bell Labs l'annoncèrent au public à New York le 30 juin 1948 (Computer History Museum).
  • Le nom de transistor fut proposé par l'ingénieur John Pierce (Computer History Museum).
  • En 1956, Shockley, Bardeen et Brattain reçurent ensemble le prix Nobel de physique pour leurs recherches sur les semi-conducteurs et leur découverte de l'effet transistor (prix Nobel).

Interprétation

Le partage du mérite entre les trois hommes est discuté depuis longtemps : le dispositif à pointes fut construit par Bardeen et Brattain, tandis que Shockley, qui dirigeait le groupe, conçut peu après le transistor à jonction, plus pratique. D'autres avaient approché l'idée, notamment Julius Lilienfeld, qui déposa à partir de 1925 des brevets d'amplificateur à l'état solide, ainsi qu'Herbert Mataré et Heinrich Welker, qui construisirent un dispositif semblable en France en 1948. Faire du transistor le fondement de l'ère numérique relève d'une lecture ultérieure, car son effet passa par des décennies de travaux sur le silicium et les circuits intégrés.

Dans 10 000 ans

Dans 10 000 ans, comprendra-t-on qu'un éclat de cristal porta autrefois toute la pensée de cette civilisation ?

Sources (4)
  1. IEEE. Milestone: Invention of the First Transistor at Bell Telephone Laboratories, Inc., 1947 (dedicated 8 December 2009). Engineering and Technology History Wiki. · ethw.org
  2. Computer History Museum. The Silicon Engine: 1947, Invention of the Point-Contact Transistor. · www.computerhistory.org
  3. The Nobel Prize in Physics 1956. NobelPrize.org, Nobel Prize Outreach. · www.nobelprize.org
  4. Nokia. The transistor: 75 years since the famed Nokia Bell Labs invention changed the world. Nokia blog, 2022. · www.nokia.com

Image agrandie · RH-0088

Une réplique du premier transistor sous une haute cloche de verre posée sur un socle de laiton : un cadre en plastique transparent en forme de L renversé maintient un fil fin et coudé qui appuie, par l'intermédiaire d'un petit coin en plastique, sur une plaquette de métal posée sur un bloc doré, entourée de fils de connexion enroulés.

Mister rf, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia CommonsCC-BY-SA-4.0Notice d'origine